« Principalement des spectacles agréables sont montrés dans l’impulsion des vaisseaux et plus appropriés à notre travail. Si une corde ou un câble placé en travers d’un fleuve pend dans les airs, attachée à l’une et à l’autre rive, et si une poulie courant le long de la corde retient, par une autre corde, une barque se trouvant dans le fleuve, le batelier aura certainement lié le gouvernail de la barque ou la rame de manière convenable, tranquille du reste ; la barque, par la simple force du fleuve, allant obliquement, la poulie parcourant la corde dans les airs, sera transportée d’une rive à l’autre ». (Kepler, La Nouvelle astronomie, page 238, paragraphe 2)
Ici, le bac utilisé pour franchir une rivière utilise donc la force du courant pour se déplacer. Ce système est différent des bacs où le déplacement s’effectue en tirant sur la corde qui est tendue entre les deux rives.
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Ceci est un dessin provenant du site internet de la bibliothèque du comté de Springfield-Greene, et voici un article expliquant le fonctionnement de ces anciens bacs :
« Le principe d’utilisation de la force du courant pour traverser une rivière est très simple. Le batelier tourne un treuil, qui permet de tirer les cordes passant à travers les poulies, pour que le bac pointe légèrement en amont, contre le courant. Le bac étant tenu par le gros câble qui est tendu à travers la rivière (pour ne pas qu’il se laisse emporter par le courant), il est poussé de l’avant par la force du courant. (…) Lorsqu’il arrive au milieu de la rivière, le batelier tourne le treuil pour pointer son bac vers la rive opposée. Puis, quand le bac est tourné en aval, dans le sens du courant, il reste assez de vitesse pour accoster en douceur sur la berge ».
Voici la photo d’un tel bac, situé à Lytton, en Colombie britannique. Le bac est formé de deux flotteurs surmontés d’un pont. En-haut à droite de la photo, on voit la poulie qui traverse la rivière. Les deux flotteurs peuvent être tirés indépendamment l’un de l’autre vers cette poulie, tournant le bac en agissant comme un gouvernail. Sur cette photo, le bac termine sa traversée et vient accoster sur la berge située de notre côté.
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Pour plus de détails : le bac à traille sur Wikipédia.


