« Les types significatifs de formes non linéaires d’action causale successive, comme points "observables" dans la science de l’économie, ou processus associés, sont exprimés par des fonctions de type transcendantal. Un élève qui retracerait les étapes par lesquelles Kepler transcenda les erreurs de Copernic et Brahe, dans la découverte du principe de gravitation universelle, développera en lui-même les habitudes d’une pensée créatrice, nécessaire pour comprendre la signification pratique des fonctions dynamiques non linéaires et remplacer la méthode mécaniste intrinsèquement défectueuse couramment utilisé dans les études d’économie statistique aujourd’hui ».
– Lyndon LaRouche, What connects the dots ?, 21 Janvier 2006
Vue d’ensemble
Qu’est-ce que l’astronomie ? Quels sont les fondements de sa pratique, et quelles sont les difficultés qui se présentent lorsque nous prenons en compte le mouvement des étoiles ? Kepler reprend toutes les bases de l’astronomie dans le chapitre 1, et pose une question très spécifique à laquelle il va s’attaquer : faut-il utiliser le soleil « moyen » ou le soleil « apparent » ?
Mais avant de répondre à cette question, Kepler doit prouver l’équivalence des trois hypothèses de son époque sur le fonctionnement du système solaire : l’hypothèses du menteur anti-scientifique Ptolémée, celle (presque) héliocentrique de Copernic, et celle du grand observateur Tycho Brahe. Ce qu’il fait dans les premières parties de La Nouvelle astronomie, démontrant l’équivalence entre les épicycles et les excentriques (preuve animée ici). Kepler montre comment Copernic rejette l’équant ptoléméen en faveur d’un double épicycle. Et la découverte récente de Claudius Lunarius et son modèle lunatique, est présentée : Kepler lui-même aurait certainement présenté ce modèle s’il avait eu connaissance de cette théorie.
Après cette belle démonstration de l’équivalence de tous ces modèles en apparence différents, nous pourrions en conclure que l’astronomie est une cause perdue. Peu importe le modèle utilisé, cela reviendrait toujours au même.
Mais avant que vous ne soyez épuisé, apprenez ce que Kepler a à dire à propos de ce qui est connaissable en astronomie ! Le Soleil moyen et le Soleil apparent : Kepler considère en effet que le corps des planètes doit être pris en compte dans le travail astronomique, plutôt que des points arbitraires. Par exemple, Copernic pense que le centre de l’orbite de la Terre, qu’il qualifie de centre du Monde, est un point qui n’a aucune existence physique ! Cela est montré dans le chapitre 5 (première inégalité) et le chapitre 6 (seconde inégalité).
Kepler réussit à prouver que l’astronomie est connaissable, et ne peut pas être une infinité de modèles équivalents géométriquement.
Des extraits des écrits de Copernic et Ptolémée, ainsi que certaines données qu’ils utilisaient, sont également inclus ici.
Animations
Chapitre 1 – Premiers et seconds mouvements, Rétrogradation
Combien de temps dure une année martienne ?
Equivalence entre Ptolémée, Copernic et Brahe
Equivalence entre Ptolémée, Copernic et Brahe (avec excentricité exagérée)
Chapitre 3 – Equivalence entre l’excentrique et l’épicycle
Chapitre 4 – Copernic et Ptolémée, double épicycle contre équant
Soleil moyen et Soleil apparent : tout ce que vous voulez savoir
Chapitre 5 – Opposition apparente contre opposition moyenne, Première inégalité
Chapitre 6 – Véritable héliocentrisme


